Le mot du Père Jean-Louis: Le devoir de solidarité défonce tout sur son passage

P_YERIMA BANGA-JeanLouis
De belles histoires à couper le souffle se passent bien dans nos sociétés, comme nous en dit Marc dans l’évangile sur l’homme paralysé (Marc 2, 1 - 12).
Heureux est-il, ce paralysé ! Heureux est-il de pouvoir bénéficier de la présence à ses côtés de personnes prêtes à se plier en quatre pour sa cause, de personnes prêtes à foncer des portes, à défoncer des toits pour lui, à chambouler l’ordre des convenances pour lui sauver la vie. Jésus lui-même en est impressionné.
C’est un luxe que n’ont malheureusement pas tous ceux qui sont frappés par de grands maux. En effet, celui ou celle qui est frappé par une situation difficile ou une maladie grave est souvent habité par une double peur : la peur par rapport à la situation dans laquelle il se trouve et dont il n’arrive pas à s’en sortir ; et la peur que… Lire plus
De belles histoires à couper le souffle se passent bien dans nos sociétés, comme nous en dit Marc dans l’évangile sur l’homme paralysé (Marc 2, 1 - 12).
Heureux est-il, ce paralysé ! Heureux est-il de pouvoir bénéficier de la présence à ses côtés de personnes prêtes à se plier en quatre pour sa cause, de personnes prêtes à foncer des portes, à défoncer des toits pour lui, à chambouler l’ordre des convenances pour lui sauver la vie. Jésus lui-même en est impressionné.
C’est un luxe que n’ont malheureusement pas tous ceux qui sont frappés par de grands maux. En effet, celui ou celle qui est frappé par une situation difficile ou une maladie grave est souvent habité par une double peur : la peur par rapport à la situation dans laquelle il se trouve et dont il n’arrive pas à s’en sortir ; et la peur que ceux qui l’entourent et sur qui il pourrait compter ne finissent par se décourager voyant que la situation ne s’améliore pas, la peur que, trouvant toutes les portes fermées, ils finissent par baisser les bras.
Ces peurs sont d’ailleurs souvent justifiées quand on voit comment ceux ou celles pour qui les portes sont fermées et qui n’arrivent pas toujours à se relever se retrouvent, avec le temps, de plus en plus abandonnés. On est généralement prêts à tout pour nous-mêmes, mais pas pour les autres. Et pourtant, Marc nous montre des hommes qui ne se laissent habités par le découragement au service des autres, des blessés de la vie.
Mais le dénouement heureux de cette situation pourtant mal embarquée nous montre comment notre ténacité, notre acharnement à ne pas laisser tomber notre frère ou notre sœur, quels que soient les obstacles rencontrés, sont agréables à Jésus et sont toujours récompensés. Cet acharnement rend le mal plus supportable et constitue, bien avant les médicaments ou la solution au problème de notre frère ou de notre sœur, le premier réconfort que nous lui apportons.
Si nos frères dans la difficulté étaient assurés de notre solidarité sans faille, ils tiendraient mieux et il y aurait beaucoup plus de miracles. Heureux ces hommes et femmes qui, engagés dans des associations et groupes de solidarité, donnent l’espérance à ceux qui se trouvent dans des situations difficiles.

Père Jean-Louis YERIMA BANGA